Zoom sur 6 idées reçues sur le tourisme

5_idéebleuCela peut paraitre incroyable, mais le tourisme souffre encore de certains préjugés. Il est pourtant l’un des secteurs les plus dynamiques pour l’emploi, pour la création de richesse pour tous les territoires. Il représente 7,4 %du PIB national et près de14% du PIB de certains départements.Si le marché domestique -80% de clientèles françaises environ forment le gros de la fréquentation- reste dominant, la France reçoit aussi 85 millions de touristes étrangers.

Petit tour d’horizon des idées reçues qui ont parfois la vie dure et freinent la compétitivité de cette filière d’excellence.

Idée reçue n°1 : « Le Tourisme, c’est partout pareil »

Faux  ! Le tourisme est une chance pour tous les territoires à condition de s’en saisir. Activité de services, comme 80% de l’économie française et européenne, il concourt fortement à la création d’emplois et de richesses, au développement de services et au maintien d’activités dans tous les territoires, des plus renommés au plus reculés. Premier secteur de l’économie française, il représente  7,4%  du PiB et une recette globale de 77 milliards d’euros. il contribue aussi aux résultats de l’agriculture paysanne, de la restauration, des équipements sportifs, des commerces, participe à rentabiliser les musées, les transports…
Mais 80% des touristes ne fréquentent que 20% des espaces : il y a là un fort potentiel de croissance, combien de filières peuvent en dire autant !

Idée reçue n°2 : « Le Tourisme, ça marche tout seul »

Faux ! Si la France est le leader mondial du tourisme, c’est bien sûr parce qu’elle offre un ensemble de paysages, de villes, de sites, et de littoraux qui n’a pas son pareil ailleurs. Mais c’est bien l’implication des collectivités et de leurs agences spécialisées tourisme qui font la différence : activité relativement récente et hyper concurrentielle, le tourisme serait infiniment moins performant sans le travail permanent d’aménagement, de classement, de création d’activités, de formation et de promotion dans un monde exigeant en services et d’hypercommunication. Avoir un pays idéal pour le tourisme c’est bien, l’organiser et l’adapter en permanence c’est mieux.

Idée reçue n°3 : « Le tourisme, c’est que de l’économie »

Justement pas : le tourisme joue un rôle social et culturel en offrant aux habitants des équipements et des services développés grâce à la fréquentation touristique. C’est aussi un élément de solidarité territoriale. en gérant les flux dans l’espace et le temps, il permet de bénéficier équitablement à tous les territoires. C’est aussi un vecteur fondamental de la (bonne) image d’un territoire et un élément d’attractivité majeur qui, en valorisant grâce au tourisme le cadre de vie et le “hors travail”, concourt fortement à sa visibilité. Quand on a une image touristique, on a une image tout court.

Idée reçue n°4 : « Le tourisme, ça coûte cher à développer »

Pas vraiment ! Economie souple, réactive, elle ne nécessite pas de gros investissements comme dans l‘industrie pour être vite rentable. Proportionnellement aux recettes engendrées par le tourisme et ses retombées transversales sur le commerce, la culture, l’artisanat, les transports et l’agriculture, les investissements des collectivités dans cette filière moderne restent très limités. C’est une filière à la mesure de tous les territoires, chacun pouvant s’organiser pour conquérir des visiteurs, véritables “apporteurs d’affaires” itinérants. et c’est la seule filière qu’on ne pourra jamais … délocaliser !

Idée reçue n°5 : « Le tourisme, c’est l’affaire des privés »

Pas seulement ! Les acteurs publics du tourisme et leurs collectivités ou institutions mères jouent un rôle fondamental dans la structuration de l’offre en proposant un accompagnement aux prestataires privés, en gérant directement des équipements, en
préservant les espaces naturels, en favorisant les accès…  ils favorisent la création d’activités et soutiennent l’investissement, impulsent des démarches permettant d’améliorer l’offre et participent au pilotage de grands projets touristiques publics privés.
L’un ne va pas sans l’autre !

Idée reçue n°6 : « Le tourisme, c’est une millefeuille institutionnel »

Un procès plutôt injuste : l’intelligence territoriale dans le tourisme est déjà là depuis longtemps : la coopération entre échelons territoriaux est permanente et bénéfique, la répartition des rôles, les co-financements, les partenariats (actions de communication,
actions de formation, marketing territorial, observation statistique, innovation…) est active. Mais le touriste selon ses envies et ses temps de séjour a besoin d’une information localisée, non standardisée et à des échelles qu’il peut appréhender ; Le tourisme, c’est du sur-mesure, pas du prêt à porter, impossible de modéliser une seule approche tant les territoires diffèrent et tant le consommateur demande des offres customisées.